mardi 15 septembre 2020

JOURNÉES DU MATRIMOINE : HOMMAGE À ARMANDINE LA MARAICHINE

Armandine Gandemer est la dernière personne ayant vécu dans une bourrine, ces maisonnettes à toit de roseau que l'on trouve sur le cordon dunaire situé en bordure des marais salants vendéens. Il n'en reste aujourd'hui qu'une centaine et celle du Bois Juquaud, à Saint-Hilaire-de-Riez, est devenue un musée, à visiter gratuitement durant le week-end des journées du Matrimoine, puis jusqu'au 30 septembre.

Rendez-vous compte : des générations de familles (grands parents/parents et enfants) y ont habité ensemble, réparties dans deux pièces de plain-pied, sans eau courante ni électricité, jusque dans les années 1960. Un garde-manger extérieur, un âtre à l'intérieur pour se chauffer et cuire le pain, quelques cochons et poules à revendre au marché (seule sortie hebdomadaire en dehors de la messe dominicale), des ânes pour le transport, un potager, et la vie devait s'écouler, douce comme l'eau du fleuve éponyme (la Vie), ou celle de la nappe phréatique au fond du jardin.

Armandine Gandemer, mourut vieille fille à 82 ans, en ayant bu cette eau toute sa vie. 

Un guide informe qu'à son époque, il n'y avait pas beaucoup d'arbres pour se protéger du vent frais venant de la mer, ni beaucoup de pierres pour la construction. On récoltait la résine de pins pour fabriquer des bougies pour s'éclairer et l'on conservait les affaires délicates dans des paniers en bois de châtaigniers, bois qui secrète un répulsif anti-araignées. On mangeait des graines de millet, de la semoule de blé ou de maïs, on consommait des œufs, des soupes et du fromage mais la viande était vendue, trop chère pour les occupants des bourrines, réputés indigents... On filait sa laine pour s'en vêtir, on n'allait peu voire pas à l'école, on ne voyageait quasiment pas, si ce n'est pour aller au pèlerinage à Lourdes. Quant aux divertissements, c'était essentiellement des jeux de société et des pastourelles, ces bals populaires que le peintre du coin Henry Simon (1910-1987) illustra en quelques fresques, rachetées par la ville et exposées près de l'office du tourisme.

[A noter, les yeux des personnages rappellent la forme des boîtes de cheminée que l'on trouve dans les bourrines, sortes de trous d'aération.] 

Les murs des bourrines étaient conçus avec un mélange de terre de la lande et de roseaux. En haut des toits, des cactus produisant fleurs et figues de barbarie au printemps devaient adoucir la vie dure de ces gens qui laisse rêveur : zéro déchets ni ondes autres que maritimes, aucun stress outre celui lié à la rudesse d'un existence régie par la nature.  

https://www.sainthilairederiez.fr/la-bourrine-du-bois-juquaud/

lundi 7 septembre 2020

ON EN CONNAÎT TOUS UN...

Le grand con est le premier roman de Tony Gallau, qui se fait nommer ainsi affectueusement par son entourage proche. L'auteur, un quadra' angevin à la culture de cité chevillée au cœur, livre un texte lyrico-trash, voire porn'. L'histoire d'un pauvre/brave type sorti du prolétariat au mérite mais que son milieu de base finit par rattraper... C'est bien vu, parvenant à faire éclore du beau avec du minable, et ça sonne authentique. Extrait :
« Mais les premiers mots m'ont surpris, ils ont jailli d'eux-mêmes, les uns derrière les autres, comme une source inattendue […] Ils lui déballaient ma vie tout à trac : ma première vie, mon enfance de cas social, les trois quarts de la cité défoncés à 11 heures du mat, les baises adultères dans les caves, dont tout le monde aurait vent et qui donneraient lieu à des réglements de comptes, les coups de poignards pour un mot plus haut que l'autre, les effractions dans les résidences pavillonnaires pour prendre tout ce que les gens comme elle possédaient et que nous n'aurions jamais, les bastons rangées entre cités avec leurs rimbambelles de chairs ouvertes au soleil, de dents qu'on cherche dans l'herbe, les saouleries encore et la furieuse envie de baiser ou de verser le sang pour exulter à défaut d'exister. Et, quand les heures sont trop lourdes dans la traitresse intimité des HLM, fleurit la cruauté familière, ordinaire, à peine cachée. La cruauté comme mode de vie. Il faut bien que quelqu'un paie, comme nous avons payé, pour nous avoir oubliés là, à l'écart de tout. Lorsqu'on a bu la dernière bouteille et craché sa semence une ultime fois ; quand la télé n'assomme plus les heures pesantes ; quand l'absence de tout écrase chaque seconde, il faut que quelqu'un paie pour notre perdition et ce sont les faibles qui trinquent. Les femmes et les enfants d'abord. »
Le Grand Con de Tony Gallau, éditions JDH, 2020, 302 pages, 19€.

vendredi 31 juillet 2020

T'ES PAS NET? OH QUE SI!

"Etienne, Etienne, Etienne, wow tiens le bien"... Il tient le bon bout en tous cas avec la création de son site internet pendant le confinement, sur lequel il a posté des centaines de clichés (qui n'en sont pas) de ses voyages en Europe, Amérique, Asie, Afrique. Assez de blabla, yallah, kiffez!

Essaouira, la "dessinée", au Maroc.

Des lutteurs sur la plage de Mbour au Sénégal.



WWW.TESPASNET.FR

(OH QUE SI!)




vendredi 24 juillet 2020

L'ÉTÉ DES ENFANTS NANTAIS

jeudi 23 juillet 2020, aux Bourderies, spectacle Fais comme l'Oiseau (mais ne fais pas ça chez toi;).

Lundi 6 juillet 2020, aux Dervallières, comment manger sain avec les Petits Débrouillards.

Mercredi 22 juillet 2020, atelier peinture du nouveau kiosque à livres de Bellevue.

Mercredi 22 juillet 2020, atelier graff avec la plasticienne Evident à Bellevue.

Jeudi 23 juillet 2020, aux Bourderies, Milette et Paillette se sont mis le feu aux joues à force de jouer les clownEs pour les enfants du quartier: pouce en l'air!

samedi 4 juillet 2020

PRÉSENCE/ABSENCE

Vendredi 3 juillet, des jeunes liés au Black Lives Matter de Nantes sont venus faire acte de présence sur le lieu où Aboubacar Fofana a perdu la vie en 2018, au Breil. En guise de recueillement, ils ont recueilli la parole des riverains, les poussant à s'exprimer sur des pancartes vierges: "Justice pour Abou", "stop aux bavures policières" sont quelques-uns des messages émis par cette génération qui ne s'en laissera pas conter, conscients et courageux.

DES TALENTS D'ICI CREUSENT UN SILLON POUR LA BONNE CAUSE...

  Comme pour la 1ère édition de PARAGES x P(ART)AGES, le Secours populaire a souhaité valoriser l’accès à la culture sous de multiples form...