lundi 20 septembre 2021

LA CROIX BONNEAU EN MODE AVANT-APRÈS, EN PLEIN AIR ET DANS TOUTE SA SPLENDEUR

Une association de riverains organisait une expo de photos, cartes et plans de ce quartier historique nantais, dans le cadre des journées du p/matrimoine.

Le toponyme de Chantenay viendrait du « chant des naïades » entendu par les marins depuis les hauteurs du port de Chantenay-sur-Loire, légende dont on trouve la trace sur un parchemin illustré daté de 1287.

C'est à Anne-Maud Toret, une habitante du quartier Croix-Bonneau, que revient la création de cet événement culturel de proximité, prétexte à créer du lien entre les autochtones d'une population mixte, ayant pour décor rues pavillonnaires et cité HLM (la résidence des Sables-d'Olonne érigée en 1971). 

Avec son collectif, elle a sourcé une riche documentation composée de photos d'époques, plans et cartes (17 panneaux en version trilingue « pour ne léser personne », une vingtaine de visuels) ainsi que de témoignages d'anciens habitants et de dessins d'enfants : un parcours pédestre de 500 mètres était inauguré en présence des élus du quartier, jeudi 16 septembre en soirée, et était donné à voir jusqu'au dimanche soir. 

L'occasion d'une balade enrichissante dans ce micro-quartier qui gagne à être connu. 

« Nous avons cherché à ce que les habitants s'approprient l'espace public de manière positive », explique la co-présidente de l'association, qui tenait à faire connaître ces artères secondaires que sont l'avenue du printemps, la rue et l'impasse du Bois Hercé, appelées à être davantage végétalisées dans un futur proche... 

Pour rappel, la Croix-Bonneau est une croix de granit située à une croisée des chemins, l'actuel arrêt de tramway éponyme, situé non loin de l'ancienne carrière Barré, aujourd'hui comblée par le boulevard Jouhaux, granit duquel la plupart des maisons du coin étaient jadis fabriquées. 

Un catalogue de l'exposition est en vente au prix de 10€ à la librairie Coiffard.


www.croixbonneau.fr

mardi 7 septembre 2021

DU MYTHE À LA RÉALITÉ(S)

L'iconique hôtel Lincoln, sis boulevard Mohammed V à Casablanca, renaîtra bientôt de ses cendres, en partie grâce à un groupe immobilier nantais: Réalités.


https://www.realites-afrique.com/wp-content/uploads/PLAQUETTE_LINCOLN_CLE.pdf 





lundi 2 août 2021

ET SI ON PRENAIT DE LA HAUTEUR?...

C'est dans l'appart-atelier de Dominique Marcère, perché au 18ème étage d'une tour de Malakoff, que l'on peut s'adonner au "jeu de peindre", et accessoirement admirer la vue imprenable sur la Loire, l'horizon nantais et la petite Amazonie en contrebas. Inutile d'aller très loin pour être dépaysé, parfois...


dimanche 11 juillet 2021

QUAND LOUISE PORTE L'OUVRE...

Louise Porte est une artiste lyonnaise venue présenter son délire à Nantes, sinuant entre art visuel, danse contemporaine et performance. 

C'est à la galerie l'Atelier 8, au 36 mail des Chantiers que "ça" se passe, tous les aprèms, du mercredi au samedi jusqu'au 24 juillet:




"Là. Ici. Ça commence. Une performance active l'exposition chorégraphiée. Nous sommes face à une plasticité de la scène, à travers le geste, l'installation, l'image. Regarder le passé pour recomposer le présent. Parler du temps qu'il fait, pour ne pas penser au temps qui passe. Le corps devient le premier instrument. Différentes temporalités rythment la mise en scène, entre contemplation et activation, à travers les états de corps qui évoquent le contexte actuel", exprime le collectif Bonus chargé de la comm'.

C'est aussi ça le voyage à Nantes, la possibilité d'entrer en phase avec des créateurs, dont le "travail" sera estimé beau, intéressant, ou pas... à vous de voir. 

Au fait, le titre de l'expo est: "last night, sans dj qui save la life".

www.collectifbonus.fr


lundi 28 juin 2021

vendredi 28 mai 2021

NANTES L'AFRICAINE

 La saison Africa devait être célébrée en 2020... https://www.saisonafrica2020.com/fr

 

Finalement, c'est (enfin) cette année que l'on verra l'art contemporain africain se révéler au grand public et Nantes se réveiller pour mettre en lumière les talents du continent aux 54 nations, autant d'identités et de cultures.

Depuis le 28 mai, le Frac (fonds régional d'art contemporain) a ouvert sans fracas une antenne plus centrale (que son bâtiment historique situé à Carquef'), quai des Antilles, où l'on peut savourer la vue d'un collage signé de l'artiste angolais Yonamine : on aime. 

 https://www.yona-mine.com/biography/

Non loin de là, dans l'ancien bâtiment des chantiers navals sur le parvis de l'île de Nantes, le fonds documentaire de l'association Tissé Métisse reçoit jusqu'au 25 juin, et uniquement sur rdv, l'exposition « Images & colonies », qui donne à voir 17 panneaux mêlant textes, images et références bibliographiques dans une chronologie allant des origines en passant par l'indépendance et jusqu'à l'héritage. Incontournable.

http://www.tisse-metisse.org/?titre=exposition-quotimages--coloniesquot&mode=actualites&id=1806


Au Château des Ducs de Bretagne, la suite de l'exposition intitulée Expressions décoloniales présente, jusqu'en novembre, des œuvres de Romuald Hazoumé, artiste béninois. Aiwa !


Au Lieu Unique, l'expo intitulée UFA, Université des futurs africains, commissionnée par la Franco-Sénégalaise Oulimata Gueye, nous apprend, grâce à une scénographie intelligente bien que peu intelligible, que l'afrofuturisme est en fait un concept ancien. A voir pour savoir.

www.lelieuunique.com/evenement/ufa/ 


 

A la galerie l'Atelier, un exposition questionnant le bien-fondé d'une politique de restitution des œuvres pillées, met en exergue le travail d'artistes peu connus mais dont les créations valent le détour : le Camerounais Hervé Youmbi, le Congolais Sinzo Aanza, la Sénégalaise Pelagie Gbaguidi, entre autres... Entrée gratuite au 1, rue de Chateaubriand jusqu'au 20 juin.

Et puis, last but not least, en juin se profile la 9ème édition du festival des littératures du monde, consacrée à l'Afrique et dont la direction artistique est confiée à l'écrivain francophone Alain Mabanckou: du 17 au 20 juin, 30 voix s'y exprimeront dans toute la splendeur de leurs différences.

www.atlantide-festival.org


lundi 10 mai 2021

700

Crédit: Jean David Nkot, www.look of hopes@.com #4, 2021. Acrylique, posca et sérigraphie sur toile, 65 x 50 cm. Courtesy 
of Galerie AFIKARIS. 

 "En 1777, un recensement réalisé en Bretagne dénombre environ 700 Africains dans la ville [de Nantes], la plupart domestiques. Il leur est pourtant légalement interdit de demeurer sur le territoire français. En effet, depuis l’édit du 25 octobre 1716, les esclaves noirs ne sont autorisés en métropole que pour une durée limitée à trois ans et à des fins d’éducation religieuse ou d’apprentissage d’un métier. Dans les faits, les grandes familles nantaises, ayant des intérêts dans les colonies, font venir des gens de couleur (sic) pour être leurs domestiques." (source : Musée d'histoire de Nantes/Château des Ducs de Bretagne)

En 2021, Ouest-France rapporte : « Le ballet incessant des nouveaux forçats de la croûte – quelque 700 livreurs de repas, dont plus des deux tiers ont troqué le vélo pour le scooter – s’est amplifié depuis le confinement de mars 2020. » Le journal ne précise pas que la plupart sont noirs...

Nous commémorons en ce 10 mai la journée dédiée aux mémoires de la traite, de l'esclavage et leurs abolitions. Peace.

 

DES TALENTS D'ICI CREUSENT UN SILLON POUR LA BONNE CAUSE...

  Comme pour la 1ère édition de PARAGES x P(ART)AGES, le Secours populaire a souhaité valoriser l’accès à la culture sous de multiples form...