lundi 19 mars 2018

CONTACT#1: B-"BOING" ou l'art du rebond

Le Suprême scandait il y a 20 ans: "A mon contact le hip hop reste compact!". En 2018, le refrain est plutôt "elle a dansé ma choré"... Justement, en matière de chorégraphie dite urbaine, il y a du nouveau et du lourd (enfin du léger en fait).

Cette perf de ouf, dans laquelle 4 danseurs se projettent tantôt en synchronie, tantôt en solo, tantôt en canon, mais toujours à corps perdu et littéralement contre le sol, alternant rythme haletant (sur une simple instru' à base de basse), puis morne (en silence), cette perf' de ouf, disais-je, a le mérite de réinitialiser le genre de la danse hip hop: ce n'en est point. C'est de l'ordre de la puls(at)ion vitale, en mode reboot.

 CONTACT#1

Ou bien c'en est de la nouvelle, épurée, dénuée de ses codes galvaudés, de la moderne, de l'abstraite, à mi-chemin entre l'acrobatie, la gymnastique et des tentatives d'exprimer quelque chose grâce à des gestes inédits pleins de délicatesse et de force. Où l'on peut lire la fragilité de l'Homme face aux éléments. Du jamais vu!



La battle d'Hip Opsession est à voir ou à revoir là (mais ça n'a rien à voir):
https://www.arte.tv/fr/videos/081357-002-A/hip-opsession-battles-de-danses-au-sol/

jeudi 8 mars 2018

SOMETHING NICE TO SEE IN NANTES



On dirait que "la belle endormie" s'est bel et bien réveillée...

EXPO F.M.R

Le restaurant solidaire Pierre Landais, sis sur l'île de Nantes au beau milieu des grues et des tractopelles, est voué à disparaître et l'on pourrait s'en réjouir si sa fermeture et sa démolition signaient la fin de la précarité de ses usagers...














Une expo punky-trash célébrant le travail social et ses bénéficiaires, à voir absolument avant le samedi 17 mars.

lundi 26 février 2018

GOING HOME : RETOUR À LA CASE...



« Est-ce que c'est là que je dois être ? » s'interroge d'emblée l'acteur Dorcy Rugamba à travers un  texte puissant dans sa simplicité, du metteur en scène Vincent Hennebicq, qui espère avoir signé un « biopic à la première personne, sans distanciation théâtrale ». 

Copyright Théâtre national de Wallonie-Bruxelles
  
L'Odyssée, salle de spectacle orvaltaise, jeudi 22 février, 20h30. La compagnie du théâtre national de Bruxelles a fait venir Going Home, pièce de spectacle bel et bien vivant, inspirée de l'histoire vraie de Michalak Holzinger, Éthiopien adopté par des Autrichiens, et qui, ne parvenant pas à se faire à sa vie européenne, décide de migrer vers l'Afrique, après avoir glissé dans le banditisme.

Hors-la-loi ici, Interpol le fait ramener de là-bas pour purger sa peine. De 1999 à 2013, l'homme aura connu toute l'absurdité de la condition d'Homme : « peu importe les kilomètres, la vie est quand même bien pourrie. »

C'est l'histoire d'un mec...

La scène est ensablée. Un piano, une batterie, une guitare, un violon. En arrière-plan, un rideau de franges devant un écran vidéo géant où sont projetées des images muettes et magnifiques de la vie quotidienne en Éthiopie.

« Addis Abeba, ça sentait l'eucalyptus, le gaz d'échappement et l'encens. »

Entre deux phases du récit haletant de cette descente aux enfers, Vincent Cahay et François Sauveur, musiciens-acteurs, donnent à voir et à entendre de l'art à l'état pur. Le son vous fait vibrer de l'intérieur, illustrant la force de l'injustice, de la malchance et du désespoir de jamais trouver sa place dans une société donnée.

L'alchimie du trio fonctionne en ce qu'elle parvient à faire jaillir une certaine poésie dans la lose.

Malgré un happy end en pied-de-nez au mauvais sort, on ne ressort pas indemne de ce « retour à la maison », mais la gorge serrée et l'envie d'agir, en tous cas l'âme « fort » nourrie, comme disent les Belges. 

Trailer:

jeudi 22 février 2018

UN APRES-MIDI AUX DERVALLIERES

Il s'en passe de belles en ce moment aux Dervallières!

Jusqu'au soir du jeudi 22 février, Roschdy Zem était en tournage dans une demeure de la rue des Dahlias pour un long-métrage dont la sortie est prévue l'année prochaine, La Fille au Bracelet: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=262182.html

La TSF était dans la place rue des Dahlias
Dans un tout autre registre et depuis quelques mois, la piscine des Dervallières est en chantier: le revêtement de sol extérieur est refait à neuf. Vu de mes yeux vu, une entreprise de désamiantage y a aussi officié. Je dis ça, je ne dis rien. Toujours est-il que, les travaux ayant été plus chronophages que prévu, la seule piscine découverte de Nantes restera fermée tout l'été 2018. C'est la minuscule Durantière qui devrait accueillir les usagers à la place: bonne chance aux maîtres nageurs et bon courage aux baigneurs!

L'entrée de la piscine des Dervallières le 21 février 2018: quel chantier!
Et puis, last but not least, le mercredi 21, en fin d'après-midi, une descente de police assez impressionnante a "ambiancé" le quartier: "les poulets, ils sont venus à 8000," a-t-on entendu sur les lieux. Faut peut-être pas exagérer mais c'est vrai qu'ils étaient nombreux: Affaire à suivre...
 https://nantes.maville.com/actu/actudet_-nantes.-operations-de-police-a-malakoff-et-dervallieres_fil-3386900_actu.Htm

VOUS AVEZ DIT "ART URBAIN"?

Si vous en avez soupé de Roger Dimanche (https://nantes-streetart-graffiti.com/content/roger-dimanche), rendez-vous à la serre du château de la Gobinière à Orvault à la rencontre du street artiste nantais Jinks Kunst.
Jinks Kunst: "Ce qui m'intéresse dans les visages, ce sont les rides et les poils."

Le jeune homme œuvre depuis pas mal d'années à la fabrication de pochoirs et au détournement de panneaux de signalisation, entre autres...



Les panneaux, récupérés sur le BonCoin ou donnés, sont des supports d'oeuvres d'art vendus entre 80 et 600 euros environ.


 Fort de son concept qu'il appelle "solid'art", il sillonne le monde et livre des idées aussi folles visuellement que louables socialement: ainsi, il a réalisé les regards d'ET et de Monal Lisa ornant les bancs du parc de la Gob', mais aussi un portrait de Gainsbourg en filtres de cigarettes teints (il fallait y penser!), des carnets de voyage, de sessions de photographie scolaire à Ouagadougou, peint un "talibé" (enfant des rues sénégalais) grandeur nature sur une façade à Trentemoult, stickerisé environ 2700 panneaux un peu partout, Asie, Afrique, Amérique du Sud, Europe...



Tous les visuels ont été pris sur le site officiel de l'artiste

Son dernier projet en date: créer le portrait géant d'une femme pixelisé à l'aide de capsules de soda ou de bière (d'ailleurs, il est preneur si vous avez des velléités de recyclage arty).

En attendant, ce Suisse d'origine qui se réclame à la fois de Banksy (http://www.banksy-art.com/), Giger (http://www.hrgiger.com/) autant que d'Escher (http://www.mcescher.com/) et voue une admiration au travail de Titouan Lamazou, travaille en live sous vos yeux ébahis et sous vos applaudissements (si vous avez envie) jusqu'à la fin février.

L'exposition de son travail sera visible en avril dans la galerie du Château. Même s'il y a un panneau sens interdit à l'entrée, surtout ne passez pas votre chemin!

www.jinkskunst.com

mercredi 21 février 2018

DES TALENTS D'ICI CREUSENT UN SILLON POUR LA BONNE CAUSE...

  Comme pour la 1ère édition de PARAGES x P(ART)AGES, le Secours populaire a souhaité valoriser l’accès à la culture sous de multiples form...